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L’église Saint-Joseph-des-Carmes (1613-1620)

Rue de Vaugirard

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La façade principale

Après avoir accueilli les Carmes « déchaux » ou « déchaussés » à Paris, à la demande du Pape Paul V, Marie de Médicis leur cède un vaste terrain en bordure de la rue de Vaugirard, qui se situait alors sur la limite sud de la capitale. Les religieux Carmes déchaux, issus d’une réforme initiée par sainte Thérèse d’Avila de l’Ordre du Mont Carmel, y fondent un couvent. Ils décident, peu après, d’édifier une chapelle et de la consacrer à Joseph, pour qui les Carmes vouaient un culte particulier. La Reine-mère pose la première pierre de l’édifice le 20 juillet 1613, jour de la saint Élie. Les travaux de construction, rondement menés, s’achèvent en 1620 ; la chapelle Saint-Joseph est consacrée cinq ans plus tard.

Reconstruite au XIXe siècle fidèlement au modèle italien, la façade principale de la chapelle Saint-Joseph-des-Carmes comprend deux niveaux : le rez-de-chaussée et l’étage. Le rez-de-chaussée s’articule autour d’une grande porte rectangulaire surmontée d’un fronton, dont les rampants cèdent la place à une niche garnie d’une sculpture. Encadré par deux volutes, l’étage est occupé par une grande baie centrale, divisée en trois lancettes, et décoré de deux niches à sculpture qui présentent les figures de sainte Thérèse et saint Joseph. Un fronton pointu, surmonté d’une croix, couronne l’élévation.

Transformé en prison en 1791, puis évacué en 1794 pour servir de dépôt d’approvisionnement, le couvent des Carmes est en partie racheté par Camille de Soyécourt, qui y instaure un carmel et fait revenir, avec l’aide d’Alexandre Lenoir, les œuvres d’art de l’ancienne chapelle. En 1845, celle-ci revend les Carmes à l’archevêque de Paris, qui y crée une école des Carmes. Elle devient plus tard l’école des Hautes-Études ecclésiastiques, puis l’Institut catholique, en 1876. De nouveaux bâtiments, de brique rouge, sont édifiés en 1930, près de la rue d’Assas, pour abriter l’Institut catholique.

Quant au jardin des Carmes, que les moines destinaient, à la fin du 18e siècle, à la culture de la mélisse et à l’élaboration d’une boisson de leur invention (« l’eau de mélisse des Carmes »), il a été largement amputé lors du percement de la rue de Rennes.

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La nef, la coupole et le retable du maître-autel

En forme de croix latine, la chapelle Saint-Joseph-des-Carmes possède une nef unique, voûtée en berceau, qui aboutit au transept saillant et au chœur. De grandes arcades, séparées par de simples pilastres à chapiteau dorique, donnent accès aux chapelles latérales. Prenant appui sur la corniche du rez-de-chaussée et pénétrant la voûte, les fenêtres cintrées de l’étage laissent pénétrer la lumière naturelle.

La croisée du transept est surmontée d’un petit dôme de bois et de plâtre, considéré comme le second exemple, à Paris, de dôme à l’italienne, après celui de la chapelle des Louanges, édifiée, en 1609, à l’initiative de Marguerite de Valois, au couvent des Petits-Augustins (les bâtiments du Petits-Augustins sont désormais occupés par l’École des Beaux-Arts). Un clocher, moins haut que la coupole, est construit derrière l’abside semi-circulaire (« chœur des Carmes »), entièrement dissimulée par le mur contre lequel est appliqué le maître-autel.

Le riche décor des chapelles latérales et la spectaculaire peinture de la coupole contrastent avec la relative austérité de l’architecture. La coupole et son tambour sont notamment ornés d’une peinture en trompe-l’œil, qui tire ses effets des grandes décors de la Rome baroque.

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La nef, vue du transept

Coiffées d’une voûte en berceau, les chapelles latérales mènent à un autel, appliqué contre le mur du fond, dont la partie supérieure forme une lunette décorée d’un vitrail. La première chapelle, à gauche, est consacrée à saint Camille de Lellis, fondateur de l’Ordre des Camilliens, et à l’abbé Liautard, fondateur du collège Stanislas. Le retable de l’autel présente La Mort de saint Camille de Lellis, par Antoine Sublet (1821-1897). Un grand relief en bois, avec le buste en bronze de l’abbé Liautard, en guise de cénotaphe, occupe le mur gauche de la chapelle.

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La chapelle Saint-Jacques

La chapelle suivante, fondée par Jacques d’Estampes, seigneur de Valençay, et sa femme, Louise de Joigny, est consacrée aux saints Jacques (représenté en pèlerin sur le retable d’autel) et Dominique, ainsi qu’à Saint-Louis. Elle est somptueusement décorée de « quadri riportati » (tableaux peints dans des cadres feints) aux épaisses bordures décoratives en stuc, séparés de bandeaux à rinceaux. Cette ornementation, qui recouvre entièrement les murs et la voûte, est ponctuée de putti en stuc doré qui, à la base de la voûte et en avant de la lunette, présentent de grands cartouches. Le peintre anversois Abraham van Diepenbeeck (1596-1675), disciple de Rubens, aurait réalisé l’ensemble des peintures, vers 1636.

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Les murs latéraux présentent des lambris bas, panneautés de faux marbre et, au registre supérieur, un rang de scènes religieuses comprises dans des cadres de formes variées. Les panneaux rectangulaires dotés de petits côtés en demi-lune, vers l’entrée, représentent, à gauche, Saint-Louis recevant la couronne d’épines de la Passion et, à droite, un épisode de la vie de saint Dominique. Au-dessus, sur l’arc en plein cintre marquant le seuil de la chapelle, deux panneaux de forme oblongue montrent, à droite, Le Martyre de Jacques le Majeur.

Quatre autres panneaux rectangulaires, échancrés aux angles, encadrent une peinture représentant des fleurs dans un vase. A droite, Van Diepenbeeck compose deux scènes de la vie de saint Dominique, dont l’une montre Le pape Honorius III approuvant les privilèges de l’ordre des Prêcheurs.

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Au sommet de la voûte, la grande scène ovale illustre La Transfiguration, où Jésus apparaît entre les prophètes Moïse et Élie. Deux scènes secondaires flanquent ce grand médaillon.

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La chapelle des Bienheureux-Martyrs-des-Carmes

Les chapelles, à droite, encadrent une copie du célèbre Saint Pierre sur son trône, dont la statue originale se situe à la basilique Saint-Pierre-de-Rome. La première chapelle, autrefois placée sous le double vocable de de Saint-Louis et de sainte Catherine, est désormais consacrée à sainte Thérèse. Elle est essentiellement décorée de peintures réalisées, au XXe siècle, par Paul et Amédée Buffet. Ces deux peintres, proches de Maurice Denis, travaillaient en aplat de couleur, dans le style des Nabis.

La seconde chapelle, qui avait été cédée, en 1627, à René de Rieux, seigneur de Sourdéac, et consacrée à saint Élie, est désormais dédiée aux Bienheureux-Martyrs-des-Carmes. Elle conserve le décor compartimenté de la voûte et les peintures que le peintre lorrain Claude Deruet (vers 1588-1660) appliqua probablement, au XVIIe siècle. La scène principale représente Le Couronnement de la Vierge. Elle est encadrée de quatre figures : les trois archanges Gabriel, Raphaël et Michel, auxquelles s’ajoute celle d’un ange gardien ; et flanquée d’anges musiciens.

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L’arc en plein cintre marquant l’entrée de la chapelle des Bienheureux-Martyrs-des-Carmes est décoré de deux grandes peintures décoratives : une moulure, ornée d’une tête de chérubin, retient une guirlande de fleurs, au-dessus d’une balustrade couverte d’un grand tapis à franges, sous d’autres tapis plus petits ; cette balustrade servant de support à une corbeille au bouquet de fleurs multicolores.

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Les peintures de la coupole, du tambour du dôme et des pendentifs

Parce qu’il fut l’un des premiers ermites du Mont Carmel, Élie était considéré comme le « père spirituel » de l’Ordre du même nom. Selon l’Ancien Testament, le prophète Élie ne meurt pas : il est, au terme de sa mission, enlevé au ciel dans un tourbillon, sur un char de feu. Lors de son ascension, Élie laisse tomber son manteau, dont son disciple Élisée se saisit.

Le peintre liégeois Walthère Damery (1614-1678) compose, vers 1644, ce grand décor peint d’inspiration baroque. Damery, qui venait de séjourner à Rome, peint l’enlèvement proprement dit sur la coupole puis, au registre supérieur du tambour, en complément des fenêtres, des niches feintes, garnies de sculptures, et enfin, le disciple Élisée, attrapant le manteau de son maître, au registre inférieur.

Les peintures « débordantes » des pendentifs, mettant en scène sainte Thérèse, saint Jean de la Croix et saint Simon Stock, ne semblent pas être de la même main.

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Elie enlevé au ciel

La conception de ce grand décor peint relève de l’esthétique baroque : le peintre s’efforce de surprendre le fidèle en lui donnant l’impression que la scène se déroule réellement au-dessus de sa tête : Walthère Damery peint la voûte céleste, où se déroule l’enlèvement d’Élie, sur la coupole, comme si l’édifice s’ouvrait sur le ciel ; ajoute des éléments d’architecture feints (niches, statues, pilastres et balustrade), qui créent la confusion entre réalité et peinture.

La scène surprenante de l’enlèvement se déroule par ailleurs sur une nuée, supportée par des anges, qui déborde sur le tambour et dissimule la corniche par endroits, renforçant l’impression d’une présence réelle des protagonistes.

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Élisée attrapant le manteau d’Élie

Walthère Damery révèle également une parfaite maîtrise des raccourcis et des principes illusionnistes dans la peinture du tambour. Le manteau d’Élie semble pratiquement sortir du mur et chuter réellement ; les différents personnages, vus du dessous, créent une parfaite illusion : l’un, à gauche, à la chevelure et à la barbe blanches, vêtu d’une draperie rouge, qui s’accoude à la balustrade feinte, et surtout Élisée, qui s’apprête à saisir le manteau de son maître.   

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Les peintures des quatre pendentifs représentent Saint Jean de la Croix, Saint Simon Stock recevant le scapulaire des mains de la Vierge (à gauche), La Vision de sainte Thérèse et Sainte Thérèse touchée par l’amour divin (à droite).

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Antonio Raggi (1624-1686), d’après le modèle du Bernin

Vierge à l’Enfant (détail : l’Enfant Jésus), 1650-51, marbre, Paris, église Saint-Joseph-des-Carmes, chapelle de la Vierge

Deux chapelles supplémentaires ont été aménagées dans les bras du transept : elles présentent un autel, en avant d’un décor d’architecture enserrant, d’un côté, un groupe sculpté, et de l’autre, un grand retable peint. La chapelle de la Vierge, aménagée dans le bras nord du transept, présente une Vierge à l’Enfant, offerte aux Carmes par le cardinal Barbérini et taillée dans le marbre par Antonio Raggi, d’après le modèle remis par son maître Gian-Lorenzo Bernini.

Selon la légende, le sculpteur de la Rome baroque aurait jugé, lors de son séjour à Paris, en 1665, que la sculpture de Raggi était insuffisamment mise en valeur et proposa de scénographier sa présentation par le moyen d’un décor architectural monumental, inspiré de la Transverbération de sainte Thérèse, dans la chapelle Cornaro de Santa Maria della Vittoria, à Rome.

De l’autre côté, le bras sud du transept abrite la chapelle Sainte-Thérèse, qui présente une architecture d’inspiration plus classique, scandée de colonnes à chapiteau corinthien et couronnée d’un fronton. Elle sert d’écrin à un retable illustrant L’Apparition du Christ à sainte Thérèse d’Avila et à saint Jean de la Croix, par Jean-Baptiste Corneille (1649-1695). Les figures sculptées de Saint Pierre et Sainte Marie-Madeleine, placées entre les colonnes, sont attribuées à Jacques Sarrazin (1592-1660).

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Quentin Varin (1570-1634)

La Présentation de Jésus au Temple, 1624, huile sur toile, Paris, église Saint-Joseph-des-Carmes

Le retable du maître-autel, réalisé par Quentin Varin, fut offert aux Carmes par la reine Anne d’Autriche. Chef d’œuvre de cet artiste encore méconnu, premier maître de Nicolas Poussin, La Présentation des Carmes reflète le style maniériste qui marquait la peinture française avant le retour de Simon Vouet en France, en 1627 : Varin met en scène des figures à la silhouette étirée, aux doigts longs et effilés, aux attitudes cadencées, qu’il regroupe au premier plan tout en créant une perspective vertigineuse à l’arrière-plan. 

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Établis dans le quartier de Saint-André-des-Arts, les Séguier jouissaient d’une chapelle funéraire à Saint-Joseph-des-Carmes ; et c’est au couvent des Carmes que le futur chancelier avait pris son confesseur. Devenu garde des sceaux, Pierre Séguier décida, en 1633, de faire bâtir à ses frais le maître-autel, destiné à magnifier le grand retable donné par Anne d’Autriche. Des sculptures (le prophète Élie et une sainte Thérèse) furent commandées à Simon Guillain (1581-1658) pour garnir les niches flanquant la peinture de Varin.

Malheureusement remanié plusieurs fois, le maître-autel ne rend plus compte de la commande initiale, qui couvrait entièrement le mur de l’abside. Quant aux sculptures de Guillain, seule la figure d’Élie semble être de sa main ; l’autre daterait du début du XIXe siècle.

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La voûte de la chapelle Sainte-Anne

Saint-Joseph-des-Carmes renferme bien d’autres trésors. Le bras sud du transept donne en effet accès à une petite absidiole, où a été aménagée la chapelle Sainte-Anne. En 1620, Pierre Brûlart, chevalier, vicomte de Puisieux, conseiller du roi en ses conseils, avait obtenu la jouissance de cette chapelle, avec la permission de l’embellir et d’y apposer ses armes et écussons. Le somptueux décor de la chapelle Sainte-Anne est attribué à Georges Lallemant (vers 1575-1636), peintre lorrain établi à Paris.

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Recouverte de peintures, qui décorent boiseries à hauteur de regard, parties hautes du mur et voûte, la chapelle Sainte-Anne s’apparente à un petit oratoire. La voûte est divisée en cinq compartiments : le tondo central représente Le Couronnement de la Vierge.

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Saint Jean l’Évangéliste

Les figures des évangélistes occupent les quatre angles de la voûte. Selon la tradition iconographique, Luc est accompagné du taureau, Mathieu paraît avec l’aigle, Marc se tient près du lion et Jean est inspiré par l’ange.

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La Fuite en Égypte et Jésus parmi les docteurs

Les boiseries à hauteur de regard forment un cycle de peintures inscrites dans de grands médaillons, retraçant la vie de la Vierge. Les dix épisodes montrent : L’Apparition du Christ à sainte Anne et saint Joachim, La Présentation de la Vierge au Temple, Le Mariage de la Vierge, La Fuite en Égypte, Le Repos pendant la fuite en Égypte, Jésus parmi les docteurs, La Présentation de Jésus au Temple, L’Adoration des mages, L’Adoration des bergers

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L’Annonciation 

D’autres peintures murales sont appliquées sur la lunette située au-dessus de l’entrée et entre les fenêtres latérales, dont certaines sont en partie perdues. L’épisode de L’Annonciation à Marie orne la lunette ; celle-ci domine deux médaillons inscrits dans de grands cartouches illustrant La Pentecôte et La Mort de la Vierge. Des frises ornementales, des putti virevoltants et des têtes d’angelots séparent les scènes narratives et décorent les voussures des fenêtres latérales.

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L’escalier des martyrs et la crypte de Saint-Joseph-des-Carmes

En 1790, l’Assemblée nationale constituante adopte, contre la volonté de Louis XVI, un décret de loi qui réorganise unilatéralement le clergé séculier français, instituant une nouvelle Église. Craignant la formation d’une ligue contre la Constitution civile, le député Voidel propose d’imposer le serment obligatoire pour les prêtres et les évêques. Toutefois, lorsque le Pape Pie VI dénonce la Constitution civile du clergé et appelle à refuser la nouvelle organisation de l’Église, jugée schismatique, le clergé de France se divise entre « clergé constitutionnel » et « clergé réfractaire ».

Les prêtres réfractaires suscitent la méfiance et déchaînent les passions : en renonçant à prêter serment, ils prennent le parti de la contre-révolution. Dès le mois d’avril 1791, plus d’une centaine d’entre eux est enfermée au couvent des Carmes, transformé en prison pour l’occasion. La situation des prêtres réfractaires se fragilise lorsque la France déclare, au mois d’avril 1792, la guerre au roi de Bohême et de Hongrie qui, allié à la Prusse, prend l’ascendant sur les armées françaises et franchit la frontière.

Au mois de juillet, le manifeste de Brunswick, rédigé à la demande de la reine Marie-Antoinette et signé par le duc de Brunswick, chef de l’armée prussienne, propose un retour à l’ordre royal contre une reddition, et met le feu aux poudres. Ce texte, aussitôt interprété par les partisans de la Révolution comme une émanation des ennemis de la Nation, semble justifier le soupçon d’un complot royaliste et démontrer la trahison de Louis XVI. Il déclenche finalement la journée du 10 août (avec la prise des Tuileries) et la chute de l’Ancien régime.

   C’est dans ce contexte que les massacres de septembre se déroulent : le 2 septembre 1792, les commissaires de la section du Luxembourg organisent un simulacre de procès au cours duquel ils demandent aux prêtres réfractaires enfermés dans la prison des Carmes de prêter serment. Après l’expression d’un nouveau refus, ceux-ci sortent par la chapelle de la Vierge, empruntent un étroit corridor menant au jardin des Carmes, jusqu’à un petit perron, où ils sont massacrés. Certains corps sont transportés au cimetière de Vaugirard et entassés dans une fosse commune ; d’autres sont jetés dans un puits du jardin, redécouvert, en 1867, lors du percement de la rue de Rennes, dont le tracé passe au travers du jardin des Carmes.

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La crypte

Les restes des prêtres assassinés sont regroupés dans la seconde crypte de l’église Saint-Joseph-des-Carmes, autour d’un autel. Dans les angles de la crypte, les noms des défunts figurent en lettres d’or sur des plaques de marbre noir, que surmonte une urne funéraire couverte d’une draperie et encadrent deux flambeaux renversés. Plusieurs rangées de crânes sont disposées dans de grandes vitrines insérées dans un décor d’architecture. Des portes latérales conduisent également à de petites pièces où d’autres ossements sont rassemblés.

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Une pièce supplémentaire abrite la tombe de Frédéric Ozanam (1813-1853), principal fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, en 1833. Professeur à la Sorbonne, il logeait à proximité de Saint-Joseph, où il venait prier. Décédé à Marseille, ses obsèques se déroulent à Saint-Sulpice, mais son corps est déposé dans la crypte de Saint-Joseph. Son profil en médaillon a été placé sous l’une des deux galeries à arcades qui, avec le portail sur rue, bordent la cour depuis le XIXe siècle.

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